
Jean est né un beau jour de juillet dans ce bel hôtel particulier. Issu d’une famille aisée, il a vécu une enfance heureuse. Son père Charles, était Maître des eaux et forêts, charge dont La Fontaine héritera plus tard.
En 1676, alors âgé de 55 ans, le poète vendit sa maison natale pour trouver la gloire littéraire à Paris. A cette époque, la rue ne portait pas le nom du célèbre fabuliste, mais s’appelait rue des Cordeliers, et faisait partie du quartier des notables de Château-Thierry au XVIIème siècle.
Construite en 1559, plusieurs propriétaires succèderont à La Fontaine dans cette maison qui deviendra musée en 1876, grâce au soutien de la Société Historique et Archéologique de la ville de Château-Thierry.
Les remaniements intérieurs ont laissé intact les plafonds à la française. L’élégant escalier à volées droites parallèles, les voûtes d’arrêtes aux paliers, les tommettes, la grande salle du rez-de-chaussée, rappellent l’ambiance qu’a connu le poète.
Au XVIIIème siècle, un des propriétaires fit abattre la tour qui se trouvait dans le jardin. Les vestiges du mur des remparts de la ville sont toujours visibles de nos jours dans le jardin du fabuliste.
En 1882, la belle porte cochère, dont il nous reste la clef, et les mûrs qui l’entouraient, furent détruits et remplacés par la grille actuelle. La tourelle qui menait au cabinet de travail de Jean de La Fontaine a également disparu. Le double perron de pierre ainsi que le vieux puits dans la cour pavée sont toujours présents.
Elle a traversé les siècles, en conservant toute son élégance. De curieux croissants entrelacés, chiffre de Diane de Poitiers, un décor de pilastres, et un bandeau sculpté au dessus de la porte, en font toute la particularité. Classé monument historique, la restauration de l'Hôtel particulier de Jean de La Fontaine a été entreprise en 2008 avec le soutien de l'Etat, de la Région et du Département.
Toutes les collections s’articulent autour de La Fontaine et de son œuvre. Une pluralité de lecture des fables est offerte au public grâce à la présentation de dessins, gravures, peintures ou objets d’art les illustrant.
Dans le couloir menant à la salle du XVIIème siècle, des gravures représentent les contemporains de La Fontaine, tels que son épouse, Marie Héricart, cousine de Jean Racine, Fouquet, son grand ami, Mme de Sévigné, Furetière l’Académicien, mais aussi la jolie et fantasque Marie-Anne Mancini, nièce de Mazarin, grande protectrice du poète, et qui fut sa voisine à Château-Thierry.
Le portrait peint par Hyacinthe Rigaud vous accueille dans cette pièce consacrée au siècle du fabuliste. Sous ce tableau, se dresse un meuble renfermant l’acte de baptême du poète. Dans les vitrines, sont exposés des lettres manuscrites, des actes rédigés avec rigueur, démentant la réputation de bonhomme distrait qui était attribué à Jean de La Fontaine.
Les fables choisies de La Fontaine, l’ouvrage édité en 1668, et illustré par François Chauveau, connut un succès considérable.
Au fil du temps, son œuvre va être représentée sur de multiples supports : faïence, porcelaine, terre cuite, argenterie, toile de Jouy, mobilier, tapisserie...
Cette pièce est consacrée aux Contes libertins de La Fontaine,
partie moins connue de son œuvre. Vous y découvrirez les gravures de Nicolas de Larmessin, et les délicieuses illustrations de Nicolas Vleughels. Ces peintures rendent hommage aux idées neuves véhiculées par les Contes du poète, censurés à son époque, et qu’il dût renier.
Cet espace permet également la présentation d’artistes contemporains ou historiques ayant illustré l’œuvre du fabuliste ou ayant un lien avec celle-ci, il permet également, de montrer au public la richesse des collections du Musée, et de ses collections permanentes notamment les fables représentées par Jean-Baptiste OUDRY.

Cette aile occupée jusqu'alors par la Société Historique et Archéologique de Château-Thierry a été ouverte au public au printemps 2006.
Désormais les visiteurs peuvent voir dans cet espace le cabinet de travail de La Fontaine.
Il y exercait sa charge et en qualité de Maître des Eaux et Forêts, y recevait ses administrés et ses amis.
Il pouvait aussi y rêver et ébaucher l'écriture des Fables qui allaient le rendre célèbre.
De son temps on pouvait y accéder par un escalier en colimaçon dans une tour détruite aprés la vente de la maisondu poète.
Un film retraçant la vie de Jean de La Fontaine et des fables pour enfants vous sont proposés.
Sur les murs de cet espace, vous pouvez découvrir une partie de la précieuse collection des miniatures du Baron Feuillet de Conches. Au début du 19e siècle il a fait illustrer les Fables de La Fontaine par des artistes du monde entier. (Inde, Chine, Japon, Égypte, Perse, Éthiopie, Europe…).
Depuis leur parution, les fables n’ont cessé de susciter l’imagination des artistes. Le XIXème siècle est sans doute la période durant laquelle la création artistique autour de l’œuvre de la Fontaine est la plus féconde. Les plus grands : Doré, Decamps, Lhermitte, Rousseau, présents dans cette salle en sont la preuve.
Ce siècle renforce la vocation pédagogique des fables. Elles sont utilisées comme support d’apprentissage de la lecture, de la morale et du civisme, sans forcement en goûter la délicate poésie.
Jean de La Fontaine entre dans le quotidien des français.
Des objets d’art, et en particulier des objets décoratifs sont là pour en témoigner, telle que cette gracieuse pendule en bronze La Laitière et le pot au lait , le superbe poêle en faïence de Sarreguemines ou le cache joue peint par Gustave Doré, et toute la porcelaine décorée de fables.
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